Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 19:32

Chapitre 1 : Miroir brisé

 

            « Tu iras au cinéma quand tu auras rangé ta chambre !

-         Mais…

-         Il n’y a pas de « mais ». Tu ranges ta chambre !

La mère de Maya claqua la porte. Habituellement, dans ce genre de situation, la jeune adolescente se contentait de rester allongée sur son lit, à lire des bandes dessinées. Mais là, la situation était différente, elle devait aller au cinéma. Alors elle entreprit de ranger la pièce. Elle remit chaque chose à sa place, fit le ménage à fond, refit la déco…

            Elle ouvrit son armoire, plia tout les vêtements, les rangea en piles organisées. Au fond de l’armoire, elle trouva beaucoup d’objets inutiles, ou qui n’avaient pas mérités de s’y trouver, dont son miroir, qu’elle cherchait depuis plusieurs années. Elle essaya de le fixer à un mur lorsque le téléphone sonna. Elle sursauta et le lâcha, si bien qu’il se fracassa à grands bruits sur le sol. Mais elle n’eu pas le temps de déplorer sa perte, un être étrange en sortit. Il évoquait de la fumée, mais – Maya le constata en essayant de passer la main à travers – il était de consistance solide.

« Je suis le seul et unique vrai Génie dans le monde, annonça-t-il, tu as droit à cinq vœux. Je t’écoute. »

Maya était abasourdie.

« Je t’écoute, répéta le Génie, j’exaucerai cinq de tes souhaits. »

La jeune fille reprit peu à peu ses esprits.

« Euh…Je…Je souhaite…J’aimerais que mes parents me laissent sortir avec mes amis à tous moments de la journée.

-         Premier vœux formulé. Deuxième ?

-         Avoir une vraie amie, avec laquelle je ne me dispute pas.

-         Deuxième vœux formulé. Troisième ?

-         Hum…Voyons voir…

-         Si vous n’avez pas d’idées maintenant, vous pouvez me rappeler plus tard.

-         Oh ! Je sais ! s’exclama-t-elle, que mes leçons s’apprennent toutes seules !

-         Bien. Vous avez une idée pour le quatrième ?

-         Avoir un animal.

-         Très bonne idée. Je vous conseille de bien réfléchir pour votre cinquième et dernier vœux. »

Maya ferma les yeux et se concentra. De longues minutes passèrent. Enfin, elle sortit de sa transe et déclara : « Je voudrais que plus jamais personne ne me mente. 

-         Très bon choix, annonça le Génie, tous tes vœux se réaliseront à partir de demain, dans l’après-midi, c’est-à-dire que demain, tes parents prendront la décision de te laisser sortir avec tes amis et de t’offrir l’animal de ton choix, que demain tu auras appris tes leçons, tu rencontreras une vraie amie et personne ne pourras te mentir. »

Et il disparut.

 

Par Maya
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 19:43

Chapitre 2 : Dernier jour

 

            Maya se réveilla en sursaut. Elle regarda les fragments de miroir éparpillés sur la moquette. C’était impossible, tout simplement impossible. Les génies n’existaient pas. Elle avait du rêver.

            La voix de sa mère retentit soudainement depuis la cuisine : « Maya ! Dépêche-toi ! Tu vas encore arriver en retard au collège ! »

            Tout en s’habillant, Maya songea qu’arriver en retard le dernier jour avant les vacances d’été ne serait pas dramatique. Elle se hâta cependant, tellement qu’elle faillit oublier ses affaires de sport, ce qui aurait bien pu lui valoir une punition, même à cette époque de l’année. C’était d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles son professeur n’était aimé de personne, y compris de ses collègues.

 

            Maya regrettait de s’être sacrifiée. Elle qui adorait la gymnastique, elle s’était portée volontaire pour aller jouer au ping-pong, sans quoi c’était toute la classe qui y passait. Grâce à elle, les autres filles de la classe s’éclataient dans la salle de gym, alors qu’elle même restait prisonnière de la salle de ping-pong, au milieu des garçons, sous l’œil sévère du professeur. Elle passait son temps à courir après la balle, car elle avait toujours été nulle en sport, particulièrement en tennis de table. Pour la motiver, le professeur avait décidé de la noter, et cette note compterait pour l’année suivante.

            Alors qu’elle allait chercher la balle une ultime fois avant l’évaluation, celle-ci roula jusqu’au vestiaire. Maya lui cria de s’arrêter, bien qu’elle sache parfaitement qu’elle s’adressait à un objet. Curieusement, la balle s’arrêta aussitôt après. Maya sourit. Parfois, le hasard faisait bien les choses. Elle saisit la balle et la serra bien fort dans sa main, de peur qu’elle ne retombe et se remette à rouler. Elle entendit une voix étouffée. Elle se retourna. Personne. Pourtant elle était sûre de ne pas avoir rêvé. « Qui est là ? » demanda-t-elle d’un ton hésitant. « C’est moi, c’est la balle ! » lui répondit une petite voix aiguë. De stupeur, Maya lâcha la balle. Celle-ci ne roula pas. Maya la ramassa. Non, elle ne rêvait pas, la balle avait bien deux yeux et une bouche, et elle lui parlait. « Ça y est, je deviens folle, songea Maya, je vois des génies et les balles de ping-pong me parlent. »

« Désolée si je t’ai fait peur, lui dit la petite balle, mais tu me serrais trop fort. Et puis je n’ai pas l’habitude qu’on me parle, alors je pensais que tu savais…

-         Que je savais quoi ?

-         Que j’étais un objeur.

-         Un quoi ?

-         Un objeur. Un objet vivant, quoi.

-         Et comment un objet peut-il être vivant ?

-         Tu te dépêches, oui ? lui cria le professeur depuis la salle de sport.

-         On manque de temps, je t’expliquerais tout plus tard, si tu m’aides à sortir de là, chuchota la balle.

-         D’accord, mais si tu pouvais m’aider à avoir une bonne note en échange, ça m’arrangerait, répondit la jeune fille.

-         Marché conclus, en attendant, tu ferais mieux de te grouiller. »

Maya retourna en vitesse dans la salle. « Ah ! Ben c’est pas trop tôt ! » s’exclama le professeur en la voyant arriver.

           

            Maya était contente : grâce à la balle elle avait eu vingt sur vingt. Le professeur était persuadé que c’était grâce à lui et à sa « stimulation ».

 

Elle se hâta de regagner son domicile, afin de parler avec la balle sans avoir l’air d’une folle. Dès qu’elle fut certaine que personne ne pouvait la voir ni l’entendre, au fond du jardin, dans son arbre préféré, elle sortit la balle de sa poche. « Bien, s’exclama celle-ci, heureuse d’être de nouveau libre, où en étions nous ?

-         Comment un objet peut-il être vivant ? D’où viens-tu ? demanda Maya, sans vraiment répondre à la question.

-         Je viens d’un monde magique, dans lequel tout, ou presque est possible, répondit l’objeur, certains objets sont vivants, certaines personnes possèdent des pouvoirs, il y a même un Génie.

-         Je le connais, je l’ai rencontré en cassant un miroir. J’ai eu droit à cinq vœux, s’enthousiasma la jeune fille.

-         Tu as eu de la chance, peu de personne peuvent se vanter de l’avoir rencontré, et encore moins d’avoir eu droit à des vœux, déclara la balle.

-         Est-ce que cela veut dire qu’il n’y a pas énormément de monde dans cet endroit magique ? questionna Maya.

-         Oui, en quelques sortes, seule une centaine de personnes vivent sur Sialemina, expliqua la petite balle, et à peine une dizaine en connaît l’existence sans y vivre.

-         Mais alors, je suis obligé d’aller y vivre, moi aussi ? s’inquiéta Maya.

-         Non, commença la balle, tu peux tr… »

Elle fut interrompue par la mère de Maya, qui l’appelait depuis la cuisine.

            Celle-ci se précipita, car elle savait désormais que le Génie existait réellement, qu’elle n’était pas folle, et donc que ses vœux allaient se réaliser.

            Elle entra dans la cuisine. Ses parents l’attendaient. Ce fut son père qui parla le premier : « Maya, nous avons décidé, afin que tu passes de bonnes vacances, de te laisser sortir quand tu le souhaiteras, et de t’offrir l’animal de ton choix, parmi cette liste. »Il lui tendit alors un petit papier sur lequel était griffonné :

Chien

Chat

Lapin

Cobaye

Hamster

Rat

Gerbille

Souris

Canari

 

            Maya ne savait lequel choisir. Elle avait toujours rêvé d’avoir un animal, mais elle n’avait jamais réfléchis à quel animal. Elle hésitait tellement…Elle se voyait bien envoyer un bâton à un chiot, tout comme elle s’imaginait parfaitement avec un rat sur l’épaule, ou alors en train de pourchasser un chaton…mais il fallait qu’elle se décide. « Rat » murmura-t-elle, d’une voix presque inaudible, que ses parents entendirent tout de même. Le mot était venu tout seul, mais elle était satisfaite de son choix. « Bien, déclara sa mère, pour rompre le silence gênant qui s’était installé après la déclaration de Maya, nous irons à l’animalerie dès demain, en attendant, il est tard. Le repas est prêt dans dix minutes. »

           

            Quelques minutes plus tard, Maya était assise sur son lit, en compagnie de la balle. « Il faudrait que tu viennes sur Sialemina, disait celle-ci, pour que je te présente, sinon, tu ne seras pas comptée parmi les Sialemineur, et tu ne pourras jamais y aller, car, comme le disent nos lois : « Toute personne ayant rencontré un Sialemineur ou en ayant entendu parler doit être présenté avant les vingt jours qui suivent cette rencontre, sans quoi elle l’oubliera à jamais et ne pourra plus jamais entendre parler de Sialemina. » Mais le problème, c’est que tu as école, et de toute manière je n’ai pas la clef…

-         Tu te trompes, l’école se termine ce soir, je suis en vacances pour deux mois, la rassura Maya.

-         Dans ce cas, nous pouvons encore tenter d’y aller. As-tu gardé les morceaux de miroir, depuis ta rencontre avec le génie ?

-         Oui, ils sont dans la corbeille à papier, je ne l’aie pas encore vidée.

-         Bien. Est-ce que tu pourrais les récupérer, s’il te plait ? Nous risquons d’en avoir besoin. » 

La jeune fille s’exécuta et déposa les  débris de miroir sur le sol. « Que comptes-tu faire ? demanda-t-elle.

-         Nous allons essayer d’appeler le génie. Le mieux serait que ce soit moi qui casse le miroir, ainsi nous serions sûres qu’il réponde à l’appel, mais je ne vois pas comment faire…

-         Je peux peut-être essayer de te lancer sur le miroir, assez fort pour qu’il se brise ?

-         Non, ça ne fonctionnerait pas, puisque ce serait quand même toi qui aurais cassé le miroir, par mon intermédiaire. La seule solution qu’il nous reste, c’est que tu essaie, toi, même si ça risque de ne pas marcher.

Maya fracassa donc le premier des fragments de miroir sur le sol, sans résultat.
Par Maya
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 19:36

Chapitre trois : Sturly

 

            Maya était impressionnée, elle n’avait jamais vu autant d’animaux de sa vie. L’animalier s’avança vers eux, tout souriant : « Que désirez-vous ?

-         Nous voudrions voir vos rats, répondit la mère de Maya d’une voix hésitante.

-         Mais bien sûr, suivez moi, je vous prie.

Il les dirigea à travers un dédale d’animaux et de cages, jusqu’à une petite boîte dans laquelle dormait une dizaine de rats. « Lequel préférez vous, mademoiselle ? » demanda-t-il à Maya d’une voix mielleuse. La jeune fille considéra les rats. L’un d’eux arborait un magnifique pelage brun-roux, mais il était tout maigre. « Pourquoi celui-ci est-il plus maigre que les autres ? questionna-t-elle.

-         C’est un jeune, il a un mois, mais je ne m’en occupe pas bien, répondit le vieil homme, qui parut surpris de sa propre réponse.

-         Et bien, je vais prendre celui-là. » déclara Maya, sans se démonter.

L’homme attrapa le rat et le mis dans un petit panier qu’il lui tendit, après quoi sa mère lui tendit un billet et elles sortirent.

 

            Maya regardait le petit rat à la dérobé, tout en lisant. Il trottinait d’un bout à l’autre de la chambre, s’arrêtant de temps en temps pour se gratter ou se dresser sur ses pattes arrières. Il était suivi de près par la balle. Tout en le regardant, les deux amies pensaient qu’il était vraiment très maigre. « Comment vas-tu l’appeler ? questionna la balle.

-         Je ne sais pas, répondit la jeune fille. Tu as une idée ?

-         Mmm…Voyons voir… Curly ? Non. Stanley ? Non plus. Sturly ? Tiens, oui c’est pas mal ça…proposa la balle. Qu’est ce que tu en penses ?

-         Ça lui va bien. Je pense que je vais l’appeler comme ça, décida Maya.

-         Très bien. Sturly ! » appela la petite balle.

Le rat se retourna. « Il connaît déjà son nom ! s’exclama la balle, ravie.

-         Génial ! commenta Maya. Au fait, tu ne crois pas qu’on devrait essayer de rappeler le Génie ?

-         Si. Il faut absolument réussire. Tu veux bien rentrer Sturly ? Je ne voudrais pas qu’il ai peur.

-         Ne t’inquiète pas, je vais le faire, dit l’adolescente en refermant son livre. Je vais lui donner à mangé aussi.

-         Puisqu’on en parle, pourquoi le vieux bonhomme de l’animalerie t’a-t-il dit lui même qu’il s’en occupait mal ?

-         Oh, ça, c’est grâce à l’un des vœux que j’ai fait. » répondit la jeune fille.

Elle rentra le rat et lui remplie sa gamelle de croquettes. Après quoi elle saisit un morceau de miroir et le brisa, toujours sans obtenir quoi que ce soit. Elle réessaya plusieurs fois, les jours suivants, encore et encore, mais rien ne se produisait.
Par Maya
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 19:38

Chapitre 4 : Découverte

 

            Une semaine s’était écoulée depuis que Maya avait été à l’animalerie. Sturly reprenait du poil de la bête.

            Ce jour là, comme à leur habitude, les deux amies jouaient avec lui, tout en cassant des morceaux de miroir de plus en plus petits. Il leur faudrait bientôt un nouveau miroir. Soudain, alors que Maya brisait le dernier fragment de miroir, le Génie apparu. Il se tourna vers la balle et lui demanda : « Pourquoi n’as tu pas été présenter la fille ?

-         Je n’ai pas de clef ! s’énerva-t-elle. Ça fait une semaine qu’on essaye de t’appeler !

-         Eh ! Calme-toi ! Je vais te la donner, ta clef ! la rassura le Génie. Je suppose que tu en veux une qui donne sur le Bureau ?

-         Oui, et aussi une qui donne sur les portes de la capitale, pour Maya, répondit la balle.

-         Tu verras ça avec le Bureau, s’impatienta le Génie, tiens,  voilà la clef du Bureau, fais-y attention, elle est toute neuve. »

Une petite clef en or se matérialisa sur le sol. Un rubis étincelait en son centre. Quand Maya parvint à en détacher ses yeux, le Génie avait disparu. « Comment va-t-on gagner Sialemina avec une simple clef ? voulut-elle savoir.

-         Ne t’inquiètes pas pour ça, c’est très simple. Ce qui m’embête, c’est comment expliquer à tes parents que tu vas partir pour un moment ?

-         Puisque j’ai le droit de sortir quand je veux, je n’ai qu’à leur dire que je vais en camping avec une amie pour toutes les vacances, comme ça on est tranquilles.

-         Bonne idée. Mais tu iras leur parler demain, je suis fatiguée. »

 

« Alors, maintenant, tu vas m’expliquer comment une clef, même aussi belle, peut nous emmener à Sialemina ? »

Maya était fatiguée, ses parents l’avaient réveillée tôt le matin pour lui demander si elle arriverait à se débrouiller toute seule. Elle en avait profité pour leur dire qu’elle « partait en camping pour toute les vacances avec une amie ».

            C’est ainsi qu’elle avait fini dehors à l’aube, avec un rat et une balle de ping-pong dans la poche, car la balle avait insisté pour partir aussitôt prête.

« Il suffit de la tourner dans le vide, une porte devrait apparaître. »

Maya tourna donc la clef dans le vide. Comme l’avait prédit la balle, une porte apparut. 

« Allez, vas-y, entre ! » l’encouragea la balle

La jeune fille eut une hésitation, mais elle pressa doucement la poignée. La balle passa devant elle et entra. Maya la suivit.

 

            Elles débouchèrent dans une pièce vivement éclairée par le soleil, que Maya apercevait par une fenêtre grande ouverte. Un petit homme aux cheveux grisonnants se tenait derrière un grand bureau encombré de feuilles et de brouillons éparpillés. Il leva la tête de ses documents et les considéra avec étonnement. « C’est pour quoi ?

-         Une présentation.

-         Je vous fais ça tout de suite. »

Il sortit un crayon, qui écrivit à toute vitesse ce qu’il lui dictait. Après quoi il lui souhaita la bienvenue dans la ville d’Eur, capitale de Sialemina et il lui donna un plan magique, qui montrait une image détaillée de tout ce qui se trouvait à cent mètres à la ronde, une clef de sa chambre, qu’il avait fait apparaître, et enfin, une clef magique, qui lui permettrait de passer d’un monde à l’autre.

 

            La balle lui fit visiter la ville, la présenta à quelques personnes, et l’emmena dans sa chambre. Maya déposa Sturly sur le sol et s’assit dans un fauteuil, dans lequel elle se reposa quelques minutes avant d’aller ranger les quelques affaires qu’elle avait emportées. Sturly semblait beaucoup s’amuser, à poursuivre la balle et visiter son nouveau terrain de jeu.

« Comment vais-je faire pour m’acheter ce dont je manque ? Ce n’est pas le même argent.

-         Vas demander une bourse au Bureau.

Une fois reposée, Maya se rendit au Bureau, et alla faire un tour sur le marcheur, où elle apprit la signification de plusieurs mots, tels que vériteur (personne qui vérifie la vérité) et  penseur (véhicule qui fonctionne à la pensée). Elle rencontra le Génie, qui lui conseilla un loueur de penseur très réputé, qui louait déjà le tout dernier model. Elle consulta son plan, qui lui expliqua qu’elle était plus proche du loueur que de sa chambre. La jeune fille décida donc de se rendre chez ce fameux loueur.

 

            « Z’avez d’la chance, m’en reste encore un, dit le vendeur. Vous voulez le louer ou bien l’acheter ? Si vous comptez vous en servir souvent, mieux vaux qu’vous l’achetiez, ça vous r’viendra moins cher.

-         Et bien je vais l’acheter. Je ne savais pas que c’était possible.

-         Ça f’ra cent tout rond. Pour conduire, suffit de penser. La pensée, c’est comme un carburant, plus y en a, plus ça avance.

-         Et pour la direction ?

-         Avec les nouveaux modèles, suffit d’enregistrer l’parcours.

-         D’accord. Merci. »

Maya paya et s’installa dans la machine. Un plan semblable au sien s’afficha sur l’écran. Elle dessina le trajet jusqu’à la chambre et s’assit dans le siège. « C’est merveilleux, songea-t-elle, reste à avancer. » Aussitôt, la machine avança de quelques mètres. Ayant comprit qu’elle pouvait penser tout ce qu’elle voulait pour que la machine avance, elle se mit à réfléchir à tout et n’importe quoi : son programme du lendemain, ce que faisait la balle et le rat, pourquoi sa bourse n’était pas encore vide, tout les évènements étranges qu’elle vivait, l’agitation et l’ambiance électrique de la ville, le regard de celui qui a top de souci pour lui de l’homme du Bureau… Elle arriva rapidement à la chambre.

 

La balle l’attendait dans la chambre. Elle avait réussi a remplir la gamelle de Sturly toute seule – a moins qu’elle n’ai demandé de l’aide à l’un de ses amis. « C’est une ville très agitée, mais pleine de ressources, commença Maya, j’ai…

-         Comment ça ? l’interrompit la balle. Agitée ? Tu trouves vraiment que la ville est agitée ? Je ne connais pas d’endroit plus calme !

-         Je te jure que dehors, c’est tout sauf calme. Je me suis fait bousculer à plusieurs reprises. Et puis, est-ce que…

-         Désolée, je n’ai pas le temps, je dois immédiatement aller au Bureau, ce n’est pas normal.

-         Je peux t’accompagner ?

-         Non. Je connais Juran, jamais il ne voudra parler en ta présence. Ce n’est pas contre toi, mais il vaut mieux que j’y aille seule. Je te raconterai tout après. »

Et elle s’en alla, aussi vite qu’elle le pouvait.

 

Quand elle arriva dans le Bureau, la balle était essoufflée d’avoir roulé aussi vite. Elle ne s’accorda cependant aucun répit : elle avait constaté par elle même que Maya ne lui avait pas menti, les gens se pressaient, une expression affolée se lisait sur leur visage. Il lui fallait savoir au plus vite ce qui se passait. « Qu’est-ce qui se passe ? lui demanda le dénommé Juran. Tu as l’air complètement affolée.

-         Toi aussi, lui répondit la balle du tac au tac. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis ici. Que c’est il passé pendant mon absence ? Je ne t’ai jamais vu une expression aussi angoissée, même quand le Génie était coincé dans des toilettes du monde normal et que tu n’arrivais pas à le faire revenir. Alors raconte-moi tout, sans oublier le moindre détail.

-         Il n’y a pas grand chose à raconter.

-         Dis toujours.

-         Eh bien, il y a quelques jours…Ou peut-être une semaine…

-         Allez, vas y, dis !

-         Eh bien… Tu es sûre que tu veux le savoir ?

-         Oui.

-         Alors prépare-toi au pire.

-         Arrête le suspens et dis-moi ce qu’il y a de si terrible !

Le Fantôme a disparu. »
Par Maya
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 10:19

Chapitre 5 : Espoirs…

 

La balle était interloquée. Juran avait raison, c’était encore plus terrible qu’elle ne l’aurait imaginé. « Tu…Tu en es sûr ? demanda-t-elle.

-         Sûr et certain, lui répondit le vieil homme.

-         Mais c’est impossible ! s’exclama la balle. Il ne peut pas s’être volatilisé.

-         Et pourtant…

-         Personne ne le surveillait ?

-         Si. Mais on les à retrouvés enfermés dans la cellule, et le Fantôme n’était plus là.

-         C’est terrible ! Pourquoi ne pas me l’avoir dit plus tôt ?

-         Ne t’inquiètes pas, j’avais l’intention de te le dire, mais je ne voulais pas t’affoler dès ton retour en ville. Mais bon, tu es au courant maintenant.

-         Oui, et je vais de ce pas prévenir Maya. »

La balle effectua un magnifique demi-tour et s’en alla, un peu moins vite qu’à l’aller, mais elle n’était cependant pas tranquille.

Elle trouva Maya en train d’écrire une lettre à ses parents, pour qu’ils continuent à croire à son mensonge de camping. En voyant à son amie un air tout aussi désespéré que toute les autres personne qu’elle avait rencontrées jusque là, celle-ci pensa qu’il devait réellement s’être passé quelque chose de grave. « Alors, qu’est-ce qu’il t’a dit ? demanda-t-elle.

-         Il s’est passé un évènement terrible.

-         Que s’est-il passé ?

-         Le Fantôme a disparu.

-         Le Fantôme ? Qui est-ce ? Et pourquoi sa disparition met-elle tout le monde dans cet état ?

-         Je vais tout t’expliquer. Le Fantôme était à l’origine un vériteur, qui, à la suite d’un essaie loupé, a perdu la raison et la mémoire. Après ce regrettable incident, beaucoup de personnes ont essayé de le soigner, mais personne n’a jamais réussi. Sans doute lassé de tous ces vains essais, le malheureux vériteur s’est tué. On alors découvert qu’il n’avait jamais perdu ni la raison, ni la mémoire, mais que l’accident qu’il avait vécu avait inversé son caractère, c’est à dire qu’alors qu’il était si gentil et naïf avant, il était devenu rusé et diabolique. Il avait ainsi mis au point, pendant qu’il était enfermé et qu’on essayait de le soigner, un produit qui lui permettrait, une fois mort, de devenir un fantôme et de faire régner le mal sur Sialemina à tout jamais. Il n’a heureusement pas réussi, du moins pas aussi longtemps qu’il le souhaitait, car l’homme qui dirigeait le Bureau à cette époque, Louis,  a donné sa vie pour que l’on réussisse à l’enfermer. Depuis ce jour, sa cellule, entourée de nombreux sorts lancés par le Génie, était gardée par deux hommes, au minimum, qui étaient eux aussi protégés par des sorts. Personne ne sait comment il a pu s’échapper.

-         Mais c’est horrible !

-         Tu l’as dit. Et le pire, dans tout ça, c’est que personne ne sait comment avait fait Louis pour l’enfermer.

-         Il n’y a donc aucun moyen de résoudre ce problème ?

-         Non. Nous somme condamnés à subir les pires horreurs du monde, en attendant de trouver un moyen, s’il y en a un.

-         Il y a forcément un moyen. Ce fameux Louis n’a pas tout fait tout seul, il y a bien quelqu’un qui a vu comment il a fait, et qui l’a peut-être même aidé.

-         Certainement, mais cette histoire c’est déroulée il y a plus de cinq siècle, et même si les témoins étaient encore vivant, ils auraient oubliés.

-         Alors procédons par ordre logique, afin de trouver une solution. C’est toujours comme ça que je fais. Première chose, résumer la situation. Le Fantôme s’est échappé. Deuxième chose, comment s’est-il échappé ?

-         C’est justement là le problème. Ta méthode est bonne, mais si on n’a pas les réponses aux questions, on ne peut pas avancer dans le raisonnement.

-         Et bien, il suffit de les trouver, les réponses. C’est le but.

-         Je veux bien, mais comment peut-on trouver les réponses à des questions comme ça ?

-         En émettant des hypothèses et en les vérifiant, comme en S.V.T. Donc, quelles sont les hypothèses ?

-         Que les effets de la potion se soient dissipés, mais dans ce cas, les gardes n’auraient pas été retrouvés enfermés dans la cellule.

-         L’hypothèse est donc fausse. Est-il possible que les sorts protecteurs du génie aient cessé de faire effet ?

-         Tout à fait impossible.

-         Et que le Fantôme ait amadoué les gardes ?

-         Il les aurait emmenés ou tués.

-         Alors…Qu’il ait reçu une aide de l’extérieur ?

-         Pas impossible. Il faudrait interroger les gardes pour le vérifier.

-         Et bien allons y !

 

Les deux amies se rendirent donc au Bureau, pour demander où se trouvaient les gardes, et s’il était possible de les interroger. Elles furent déçues d’apprendre que les deux hommes n’avaient plus aucun souvenir. Juran leur expliqua que le Génie les avait examinés, et qu’ils semblaient simplement avoir pris un gros coup sur la tête. Maya s’apprêtait à lui exposer leur hypothèse, quand un grand bruit retentit. La porte s’ouvrit à la volée. Une vieille dame entra, complètement terrorisée. « Il est là ! hurla-t-elle. Sur la place ! Vite ! »

Tout le monde se précipita. Le Fantôme était sur la place, entouré d’une foule de gens.     « Vous m’avez enfermé pendant longtemps, mais à présent, je suis libre ! psalmodiait-il. Et vous allez regretter d’avoir entravé le mal ! Vous allez souffrir ! » Maya se demandait ce qu’il entendait par  « vous allez souffrir ». Comptait-il tuer des gens ? Ou bien les torturer ? Elle se tourna vers Juran pour lui poser la question, mais celui-ci lui fit un signe de la main pour lui faire comprendre que ce n’était pas le moment. Quand elle dirigea de nouveaux son regard vers le Fantôme, il n’était plus là. Au lieu de paraître soulagé, Juran eu l’air encore plus inquiet. De plus en plus pensive, Maya le suivit tandis qu’il marchait en direction d’une petite porte. Après un regard en arrière pour s’assurer qu’ils n’étaient pas suivis, il la fit entrer dans une petite pièce, qui, une fois les lumières allumées, se révéla être un cagibi, en grande partie occupé par des livres. « Les propriétés du Fantôme, murmura le vieil homme tout en regardant les titres des livres, ah le voilà ! » Il brandissait en effet un gros livre poussiéreux, sur lequel on pouvait lire : «  Le Fantôme, une fatalité » Il l’ouvrit et commença à lire : « Qui n’a jamais rêvé d’être un fantôme, de traverser les murs, de s’envoler… Pas Farges Litun, en tout cas, car il a réussi ! Cependant, personne ne connaissait les propriétés des fantômes, et on découvrit, à la surprise générale, que les fantômes, en plus de traverser les murs et de voler, pouvaient aussi se rendre invisible, avaient quelques pouvoirs, et pouvaient vivre comme n’importe quel être humain : ils pouvaient toucher et porter des objets sans les traverser, manger, et ils devaient bien sûr obéir aux lois de la nature (aller aux toilettes !). » Juran referma le livre et dit : « C’est tout ce que l’on sait sur le Fantôme. C’est pratiquement impossible de l’avoir dans ces conditions. La légende dit que Louis le Sauveur aurait confié ses intentions à son journal intime avant de se sacrifier, mais jamais personne n’a pu le prouver. Si toutefois ce journal existe toujours, c’est ici que résident nos chances de le trouver. Aidez-moi à chercher ! »

Maya posa la balle sur le sol et avança vers une pile de livre. Les titres étaient recouverts de poussière. La jeune fille ouvrit un livre au hasard. Malgré que la petite pièce soie suffisamment éclairée, elle n’arrivait pas à lire, les mots étaient à moitié effacés, parfois même complètement. Les pages menaçaient de tomber en miettes. Maya reposa l’ouvrage et essuya la poussière qui en recouvrait le titre. Malheureusement, lui aussi était effacé. On distinguait encore, à certains endroits, des traces dorées. Elle essuya les titres des autres livres, mais le peu dont elle arrivait à les lire ne traitaient que des finances et de l’économie du pays.

Désespérée et exténuée après avoir ouverts et lus des livres dont les pages ne comportaient presque que des chiffres, elle chercha un endroit pour se reposer quelques minutes. Elle s’assit entre deux piles de livres et aperçu une feuille par terre. Elle la ramassa délicatement. Seuls quelques mots étaient encore lisibles. « Oui, lut-elle, je vais l………C’est le seu………de lib……Sialemina de……mena…………Fantôme. Je crois que j’ai trouvé !

-         Tu as trouvé ? C’est vrai ? demanda la balle.

-         Je pense que oui, commença Maya, mais…

-         Montre-moi ce que tu as trouvé ! » l’interrompit Juran.

Maya lui montra le document. « Mais…M…Mais c’est illisible !

-         C’est bien ça ? demanda la balle.

-         Oui mais ce qu’on cherche n’est pas marqué dessus. Enfin, n’est plus marqué dessus. Où as-tu trouvé ça, Maya ?

-         C’était par terre, par ici, répondit celle-ci en désignant l’endroit où elle s’était assise.

-         La feuille est sûrement tombée d’un livre, déclara la balle. L’un de vous a-t-il cherché par ici ?

-         Non, assura Maya, j’étais du côté des finances.

-         Et moi vers la porte, dit Juran. Si on cherche tout les trois de ce côté, on aura tôt fait de trouver ce journal intime.

-         Alors, au boulot ! » s’exclama joyeusement la balle.

Mais la bonne humeur qui s’était emparée du groupe à l’annonce de la découverte céda vite place au désespoir et à la colère. Ils ressortirent bredouilles du placard.

Par Maya
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